X

X

THE GREAT DISASTER

14 avril 1912 à 23h40, le Titanic coule avec à son bord Giovanni Pastore chargé de nettoyer les 3177 cuillères à dessert pour les passagers de première classe. Giovanni n’est pas compté parmi les victimes. Il est oublié. Du fond de la mer, Giovanni livre son trajet de vie et de mort; avec verve, il conte son histoire emmêlée des fils de la grande Histoire, une aventure vers un monde meilleur, une réalité qui se cogne aux portes du monde nanti.

Après une longue errance à travers l’Europe, il allait enfin migrer vers les États Unis. Happé par un désir d’ailleurs, une pulsion de vie, une volonté d’agir. Derrière lui, il a laissé son Frioul natal, sa jeunesse, son premier amour, son village et ses légendes familiales.  En une dizaine de séquences, sont abordés les certitudes et les aveuglements des savants et ingénieurs, le passage à l’âge adulte, la migration (européenne), l’assujettissement au travail, les inégalités sociales. Et puis la mort…

Patrick Kermann propose un poème à scander, une langue réjouissante mais aussi une réflexion sur le choix et le cours des choses.
 » Depuis les Grecs Anciens jusqu’à nos jours, en passant par Shakespeare où les spectres ne sont pas en reste, le théâtre est, par essence, un art de la mort, un art de faire parler nos morts. Il est tout à la fois dévoilement et masque. Ajoutons à cela l’acteur qui meurt sur scène tous les soirs, la représentation, éphémère par définition, et la mémoire du spectateur, non moins éphémère… Art de la mort et de la trace, poétique du fragment. Fragilité de la mémoire vivante ! … De ma première pièce The great disaster à la dernière en cours, je ne cesse de donner la parole à ceux qui sont morts. La question de la Shoah n’est sans doute pas étrangère à ce fait. Elle constitue, selon moi, le noyau dur et secret de mon écriture. Que peut-on écrire après une coupure historique et philosophique aussi radicale, aussi irréconciliable ? Quelles formes sont encore possibles ? Quelles figures inventer ? … Moi, j’ai choisi de faire parler les morts. » Extrait du texte établi par André Dupuy, d’après une conversation avec Patrick Kermann les 27 janvier et 24 février 2000

PRESSE

« De son incroyable dispositif scénique on en resssort emportés. Rarement un metteur en scène n’aura permis à un spectateur de toucher une histoire d’aussi près, celle du plus grand naufrage (….) Finement ciselée, sa parttion théâtrale s’éloigne du fim TITANIC pour n’en servir qu’une bribe d’histoire riche d’humanité et servie par une performance d’acteur qui nous emporte dans les flots glacés. »
download

 

ATTENTION PEPITE ! Toujours avec justesse, Olivier BARRÈRE emmène avec lui sans relâche les spectateurs dans son tourbillon narratif et enfin jouissif car il ne fait aucun doute que l’ensemble des spectateurs sort de ce spectacle en ayant vécu dans un court laps de temps un mélange explosif de sentiments, rires, larmes, émotions, et le tout avec une déconcertante facilité.
LE BRUIT du OFF

 

CRÉDITS

Texte : Patrick KERMANN
Mise en scène : Olivier BARRÈRE, Aurélie PITRAT, Erick PRIANO
Jeu : Olivier BARRÈRE
Direction d’acteur : Aurélie PITRAT
Scénographie et technique: Erick PRIANO
Collaboration artistique : Marion BAJOT
Production : Cie Il Va Sans Dire
Coproduction : La Garance – Scène Nationale de Cavaillon, Festival les Nuits de l’Enclave (Valréas), Eclats de scènes (Bollène)

Olivier BARRÈRE est Compagnon de La Garance, Scène Nationale de Cavaillon. La Cie est soutenue par la Ville d’Avignon et le Département de Vaucluse.